VIOLONS (mai MUSICAS e CULTURAS) TRADICIONAUS e POPULARIS de LEMOSIN-AUVERNHA

26 février 2017

Via Violonaire 12 : Antonin Pécoil d'a Rentieres (63)

Le Violonaire Antonin Pécoil de Rentières (63)

 (Je reprends le compte rendu de la sortie du CD sur le blog en 2010 :)

Un CD très chouette et  utiles, avec une présentation complète de B. Brémaud. :super: 

pour le commander :

http://www.aepem.com/produit/violons-du-cezallier/


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Photo : CD MAIL 

Livret : 24 pages très complet
(Michel Esbelin, Basile Brémaud, Jean Claude Rocher)
Label : AEPEM - Distrib. aepemasso@gmail.com
Durée : 41'08"



"C’est certain : je devrais plus souvent mettre des “Bravos !!!” aux enregistrements de collectage. Je me limitais au “recommandé” pour signifier qu’un public plus “spécialisé” était peut-être plutôt visé par de telles entreprises de références. Mais là, tout m’y incite. D’abord, le côté miraculeux de la trouvaille : des disques privés gravés en 1946 dans le Cézallier, dans une cour, par Jean Martin, technicien et voisin, avec deux violoneux prestigieux de la Région. Ensuite, la qualité inouïe (c’est le mot !) des enregistrements, c’est miraculeux de présence. Enfin la richesse ethnomusicologique, et là ce n’est pas peu dire. On trouve ici deux instrumentistes qui sont proches au point de jouer un certain nombre d’airs de danse ensemble. Confirmation du contre-chant qui semble quasi universel : ils jouent à l’octave (un peu partout en France, quand on trouve des témoignages sur le jeu à deux, on rencontre ce choix). Mais ce n’est pas tout : ces voisins qui se connaissent et se reconnaissent ont des jeux, des techniques très différents. Cela aussi est quasi général : les instrumentistes sont uniques mais se reconnaissent mutuellement. Alexandre Savignat a une manière “à la Perrier”, souvent très liée et toujours lyrique, avec un vibrato chaleureux. Antonin Pécoil, lui, est dans l’élan de la danse, le plus souvent staccato, avec un usage presque constant des bourdons. On entend parfois les échanges parlés, peut-être un peu convenus mais très vivants. Merci de les avoir préservés. Ce CD est donc un miracle : répertoire, façons d’attaquer (lié ou staccato), matières des notes, bourdons. J’en suis encore retourné…

Claude Ribouillault »


J'ajouterais :`
Des violoneux dans une culture encore vivante et active et des violonaires encore jeunes avec du punch :fouet: . Une musique presque en situation. :) 

Ivon

 

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19 février 2017

Lo violon : Quo es tradicionau ?

TRAD' Magazine a fait, sur plusieurs numéros, un dossier de plusieurs pages sur, chaque fois, un instrument traditlonnel (même sur l'ocarina et le saxophone ;)

Mais je n'ai n'ai pas vu un seul dossier sur le violon, un des instrument anciens, le plus populaire en France…

(il y a pourtant beaucoup de choses à dire rien que sur le Violon du Massif Central)

Admirez tous ces instruments traditionnels des Pays de France :

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Mais !

Celui-ci n'est absolument pas un Instrument traditionnel "Per mon arma !"

 

 

 

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Et si on disait pourtant, que le violon est peut-être l'instrument populaire le plus traditionnel de toute cette galerie :

* Les notes sont fabriquées par les doigts et l"Eime" du Violonaire

* Il peut reproduire la voix

* il peut accompagner presque toutes les Musiques du Monde

* Accordé en quintes justes, il peut faire une musique non tempérée et souvent modale

* Il ne classe pas un morceau abusivement, en musique traditionnelle (ex : utilisation de la vielle pour une chanson de variété)

* Et surtout , il ne peut pas délirer vers toutes les musiques actuelles ou classiques

car il a déjà donné pour le classique comme pour le jazz ou la variété (rattachés souvent au Trad par

l'utilisation d'un instrument dit traditionnel)

 

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Antonin Chabrier jouant une musique (pas Djeun's et pas OGM ;)

 

Ivon

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15 février 2017

Gaston Cessac Violonaire d'a Vertogit (19)

 

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Sus lo site de "La Biaça" de l'IEO lemosin : 

http://la-biaca.org/component/muscol/C/238-gaston-cessac/662-gaston-et-lucien-cessac.html

 

Gaston Cessac, lo Violonaire dau vialatge de Vertogit d'a Votesac (19)

 

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 La Valsa famosa de Vertogit era una Valsa de Villecomtal,

país de la femna de Martin Cayla (Nord Roerga)

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 Lo seu filh lucien a composat de la chançons sus la Corresa, 

ben dins l' estile de son temps…

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Ivon

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17 janvier 2017

Lo Matin : Dictada #14, lo Ser : Borréiada #3

Coma per antan, lo matin a Seilhac (19)

Dictada Cafè pastissonada per migrar…

Mai lo ser a Santa Fereola (19) -Rota d'a Briva-

Borréiada Sopada Cervesa per dansar…

Una brava jornada per mon arma !

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Ivon

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08 janvier 2017

La Nuech de la Borréia en Lemosin #3

 

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Programme

  • 14h-17h30 : stages de chants et danses (pré-inscription requise. Se présenter à partir de 13h15 à la Grande Salle des Fêtes) :à partir de 17h30 : Ouverture des portes de la Grande Salle des Fêtes, avec :
    • Bourrées chantées avec Olivier Durif
    • Bourrées niveau débutant avec Sarah Serec
    • Bourrées niveau avancé avec Gilles Lauprêtre
  • 18h : Initiation aux danses de bal animé par Patrick Graval
  • 19h : Trad’apéro avec Roule…et ferme derrière !
  • à partir de 20h : GRAND BAL TRAD avec

Buvette avec bière locale spéciale NDB !
Restauration sur place assurée par le Battements d’Ailes
Soupe à l’oignon au milieu de la nuit
Et petit-déjeuner offert pour les plus vaillants !

 

La Nuit de la Bourrée en Limousin #3

Tarifs

  • Entrée bal :
    • 12€ plein tarif
    • 10€ tarif réduit (adhérents Délires et des Notes & CRMTL, étudiants et chômeurs sur présentation d’un justificatif, stagiaires)
  • Stage de chant et de danse :
    • 20€ (tarif réduit au bal pour tous les stagiaires : 10€)

Inscriptions/Infos

Ivon

 

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01 janvier 2017

"L'Amor" de Marcela Delpastre mai "Se ieu sabiá volar"

L'Amor

 

L'AMOR

       Quand seriàs pus riche que lo rei d'un país, pus poderos que l'emperaire ;

   quand auriàs tant de terra e tant de labors que lai se coige pas lo jorn ;

   la mar mai los peissons e los ausels que son dessus, los bòscs, los prats e lo bestiau de l'erba ;

   e quand comandariàs tant d'òmes e tant de vilas que degun ne'n sauguessa lo compte ;

   tu que n'as pas l'amor, n'as res.

   Mai quand saubriàs tot çò qu'òm pòt saber, qu'auriàs lo don de la paraula ;

   que la glòria se pausessa sus tu e corone ton front de chasne o ben de leuna verda ;

  quand ton nom montarià de tota gòrja coma un chant de lauvenja et de jòia ;

  si tu n'as pas l'amor per te flurir l'arma e lo còrs coma una flamba nueva ;

  si n'aviàs pas l'amor, n'as res.

    Sei res, tu que ses rei, sabent, riche, poëta, emperaire. N'as res, tu que n'as pas l'amor.

    Quand podriàs dire ad aquela peira : "Geta-te dins la mar " e que la peira se negessa,

    si ne pòdes pas dire a la femna qu'aimas : "Balha ta man per m'apoiar ; marchem ensems".

    dija ? - Quala sabor a ton pan ? E de qué serv ta glòria ? si tu n'as pas l'amor

    per ne'n morir, mai per ne'n viure.`

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Marcela Delpastre

 

Saumes pagans (Ed. dau Chamin de Sent Jaume, 1999) 

 

 

Se ieu sabiá volar

Coma la perdis grisa

 

Me'n aniriá pausar

A la pòrta de ma mia

 

Diriá mia dubretz

Dubretz mia la pòrta

 

Coma ieu dubririá

Sei dins mon liech malauda

 

Ai mos quatre chavaus

Que tremolan jos la sella

 

Ai mos quatre lebriers

Al bòsc seguen la lèbre

 

N'ai un chastel polit

Bastit au bòrd de l'aiga

 

M'amor vos chau garir

Ne'n seretz la sinhóra

 

Ivon

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Cants del Mont Losera

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De "La Talvera"

"Cançons del Mont Losèra

 

Étaient-ils heureux ces gens du mont Lozère quand ils chantaient sur les chemins, dans l’abri des maisons, dans l’amplitude des champs, sur la terre de la clède ou le banc du village ? Car s’il s’agit de chansons, il s’agit aussi de bonheur d’être au monde. Quand le chant était comme une évidence de laquelle on s’approchait dès l’enfance, et dont on gardait la pratique longuement dans l’âge adulte, le refrain aimé, la chanson mémorisée surgissaient spontanément pour le plaisir du chanteur, de la chanteuse, d’un groupe d’amis(es), d’une famille rassemblés. Alors oui, on pouvait parler de bonheur.

Ces chansons du Mont Lozère (en occitan et français) ont été recueillies à la fin des années 1970 et au début des années 1980 sur tout le territoire du Mont Lozère. Elles constituent une mémoire fiable de ce que fut la pratique chansonnière de la fin du XIXet de la première moitié du XXsiècles."

 

De comendar :

http://www.talvera.org/multilang/publication-135.html

 

Ivon

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12 novembre 2016

Lo Blaimard (48) : lo Pais de mon paire

 

      

  ladonnedelcap   Je viens de relire le livre passionnant de Pierre Ladonne III, d'une famille de quatre générations de cabretaires où le petit parisien Pierre de la colonie auvergnate retourne chaque été au pays chez les Grands-parents s'immerger "dins la lenga mai la Musica dau pais";

Chaque été j'allais au Bleymard en Lozère dans l'ancienne maison du Grand-père ; le Grand-père n'était plus là mais moi aussi le petit Provençal, je baignais dans cette culture du Gévaudan pour la langue (lo patès occitan de segur ;) et la musique.

Dès le début du Folk, j'ai commençais par le cajun et l'irlandais mais je me suis rapidement

"afogat" de la musique et de la langue du Massif Cental occitan. Et je crois que mes séjours réguliers au Bleymard ont étaient décisifs pour mes passions.

J'ai tiré ces textes du site très complet sur le Bleymard :

loubluma

https://sites.google.com/site/loubluma/repapiades

 (Avec des commentaires personnels)…

 

Kermesse 1951 (1)

(J'ai presque 2 ans au bras de ma mère, et regarde inquiet le monsieur qui veut donner un coup de bâton à mon papa ;) 

Une vidéo sur "Los Fierejaires" du Bleymard avec cabrette et accordéon pour une "Crosada" d'ici :

  https://drive.google.com/file/d/0B-MdxaVZEzJYSjZCbFdzV0JDZ1U/edit?usp=sharing     

La BLEYMARDOISE " par N. Amouroux

 "Tot en legir, escotatz la Borréia "La Bleymardoise" :

https://drive.google.com/file/d/0B-MdxaVZEzJYSXBISGd3T1c5NTQ/edit?usp=sharing                                         

 Et c'est parti :

 "10 - La maison BALEZ

 

             Lorsque , il y a quelques années' je sillonnais les rues du village pour photographier les linteaux et vieilles pierres, mon attention a été attirée par une série de documents et photos affichés en façade de la maison Balez de la " Campanade ". ("sonnerie des cloches" mon père avait demander au curé de baisser le son des cloches pour ne pas réveiller les enfants)

              Le dessus de porte de cette maison  étant assez original , je l'ai inclus , avec les photos , dans mon site  "Linteaux et vieilles pierres "Copie de 003 Balez

          Par M. Yonnel Balez (mon frère avec le bâton, je suis à doite), j'ai appris, depuis, que cette maison abrita l'école communale jusqu'en 1850, date à laquelle l'habitation fut acquise par son aïeul Pierre Balez arrivant d'Arzenc de Randon pour s'installer au Bleymard en qualité de garde - champêtre.  

           Parmi les documents exposés figurait un texte de Charles Balez, instituteur, (1916- 1984) qui raconte avec beaucoup d'émotion et d'authenticité ses vacances au Bleymard chez ses grands- parents,   Eugène et Marie -Louise née Ferrier (photo en annexe) 

 

        Avec l'autorisation de son fils Yonnel, le récit de Charles Balez est retranscrit ci dessous :

                            

                           SOUVENIRS D'ENFANCE

                                   Charles Balez  1916-1984IMG_0001 

              Chez mon grand-père au Bleymard

 

            Quand j'étais petit, vers 1923-1924, que j'avais de 7 à 8 ans, je restais à Marseille où mon père était venu travailler. Mais chaque année, dés le 1er août, en ce temps là nous n'étions en vacances que le 31 juillet , je montais en Lozère pour garder les vaches de mon grand-père. Je ne redescendais à Marseille que le 30 septembre pour la rentrée à l'école le 1er octobre .

            Le voyage était merveilleux pour moi malgré que je sois seul et que je m'ennuyais parfois. Le train partait de la gare de Marseille vers 10 heures du soir, mon père m'accompagnait et cherchait un voyageur qui allait plus loin que Villefort car c'était là que je devais descendre du train.

            En descendant du train, je me retrouvais seul dans une gare obscure vers 3 heures du matin. Je devais attendre pendant sept heures d'horloge que l'autocar, que l'on appelait à ce moment là,  la voiture, vienne charger les voyageurs qui se rendaient au Bleymard, à Bagnols et à Mende . Car berliet et JulesCet autocar puait l'essence et il était rempli de voyageurs. Il y en avait même parfois sur l'impériale avec les bagages, les caisses et les bicyclettes. Aujourd'hui, ce car fait toujours le même service de Villefort à Mende, mais sa mécanique et sa carrosserie sont modernes, et il n'y a pas tant de voyageurs. Ils ne sont que un ou deux et même parfois le chauffeur se trouve seul. Le long de la route l'autocar s'arrêtait dans tous les villages. Le chauffeur allait boire un coup ou porter un petit paquet et il en profitait pour discuter avec l'hôtelière ou les clients du cabaret. Nous autres, les voyageurs, nous attendions dans la voiture .Tout cela allongeait le chemin et, pour parcourir trente kilomètres,  il fallait une grosse heure.

(Au Bleimard, moun grand m'esperavo a l'arrest que ié dison encaro, la Remiso, en remembranço dóu tèms di diligènci. Ere countènt d'embrassa moun grand. Avié sourti sa grosso mostro, sa ' cebo' e disié 'des ouros ! Es à l'ouro'. Li proumié còp acò m'estounavo d'arriba à la memo ouro qu'ère parti mai saupère lèu que moun grand avié l'ouro dóu soulèu e la gardè touto sa vido. Avian cinq cènt mètre à faire pèr rejougne l'oustau. Après un gros poutoun à ma grand, anave lèu à l'estable vèire li vaco ; à l'abitudo, n'i avié dos, mai, ço que m'interessavo èro de saupre se i'avié un o dous vedèu, pèr ço que se n'i avié dous i'aurié ges de la pèr béure lou matin, pèr dejuna, faudrié m'acountenta d'aigo boulido, trempado emé de pan brun. Li vaco, en aquelo epoco, travaiavon dóu matin au sèr. Se i avié qu'un vedèu, ère de segur d'avé moun la tout lou tèms di vacanço. L'enfant de la vilo qu'ère se coungoustavo de la e de pan blanc e m'agradavo gaire la soupo e lou pan nègre. Écrit en provençal par mon père)

            Au Bleymard, mon grand-père se trouvait à l'arrêt que l'on appelle encore la Remise, pour rappeler le temps des diligences. J'étais heureux d'embrasser mon " papet ". Il avait sorti sa grosse montre " la cébo "et il disait "10 heures, il est à l'heure" ou plutôt il disait " dech ouros es a l'ouro " car mon grand père ne parlait jamais le français. Et c'était aussi l'heure du soleil qu'il garda toute sa vie . Nous avions 500 mètres à faire pour arriver à la maison .Eugène Cyprien BALEZ et Marie Louise FERRIER

             J'embrassais ma grand-mère et j'allais vite à l'étable voir les vaches . D'habitude il y en avait deux mais ce qui m'intéressait le plus c'était de savoir s'il y avait un ou deux veaux. S'il y avait deux veaux , il n'y aurait pas de lait pour mettre dans mon petit déjeuner le matin et il me faudrait me contenter de l'eau bouillie, avec une gousse d'ail et trempée de pain bis .

            Les vaches, en ce temps là, travaillaient du soir au matin, pour la fenaison, pour rentrer les gerbes, pour labourer, pour aller au bois et elles ne donnaient guère de lait (1) quand on les trayait le matin et le soir. S'il n'y avait qu'un veau j'étais sur d'avoir du lait. L'enfant de la ville que j'étais se régalait avec du lait et du pain blanc et je n'aimais guère l'eau bouillie avec du pain bis .

            Le même jour, mon grand -père me conduisait chez le tailleur (le Fèlix Farges N.D.R), il y en avait un en ce moment là, et il m'achetait une blouse noire ou bleue et des culottes courtes. Puis nous allions chez  "l'escloupié " (le Buisson qui habitait au bas de la Campanade  NDR) et il m'achetait une paire de sabots. Le soir, il les ferrait avec des fers de vaches usés( 2 ). Les vaches, en ce temps là, étaient toutes ferrées des 4 pieds pour travailler. Ma grand-mère, elle, plaçait mes vêtements de la ville dans la grande armoire et je ne les revêtais que le Dimanche pour aller à la messe et à la fin des vacances pour retourner à Marseille.

            Combien de fois, ainsi, je suis revenu chez moi, les 30 septembre avec des souliers qui me faisaient souffrir le martyre, parce que mes pieds avaient grandi en 2 mois, et pendant ce temps mes souliers de ville étaient restés tels quels .

  Charles Balez

(1 )   mais quel lait !

(2)    comme c'est vrai ! Il y avait toute une hiérarchie dans les sabots selon l'usage ou les moyens du "saboté "  : avec ou sans bride, vernis ou non, ferrés ou non ferrés

             Aux périodes citées par Charles Balez, ses grands- parents avaient entre 74 et 76 ans  et je suppose qu'avec eux cohabitait leur fils Jérome ( 34 ..36 ans  ) dont Charles ne parle pas .

            Le Jérome  ( de mon temps les noms, prénoms et surnoms étaient toujours précédés de l'article , "communisés" en quelque sorte ) ( M. Jérome Balez  ) figure en bonne place parmi les gens pittoresques que j'ai eu la chance de connaître, au Bleymard.Jérome Balez

            Célibataire, il habitait cette ancienne mais belle maison que l'on trouve en montant "la  Campanade", à gauche.

            Il possédait, comme son père des dons de guérisseur et il va de soi que les habitants du village étaient partagés entre ceux qui y croyaient et ceux qui n'y croyaient pas . (mon grand-oncle a guéri un cousin germain de Nîmes par téléphone :)

            Ma famille faisait plutôt partie des sceptiques. Cependant je me souviens très clairement d'une guérison. Ce devait être dans les années 40, un tout jeune garçon qui jouait dans la cuisine de mon oncle (l'Albert , ami et classard du Jérome) se renversa une casserole de lait bouillant sur sa jambe nue. Mon oncle et le père enveloppèrent le gamin hurlant de douleur dans une couverture et se précipitèrent vers la "Campanade" chez le Jérome. Ce dernier, racontèrent-ils après leur retour, en quelques secondes,  "coupa le feu " qui se propageait en vilaines cloques sur la cuisse du malheureux dont les cris et pleurs ne tardèrent pas à cesser. Quelques jours après, il ne subsistait aucune trace de brûlure et notre scepticisme fut quelque peu ébranlé .

              Dans les années 40, mon cousin, Joseph, et moi même, assistés d'une brouette, livrions périodiquement une bonbonne de vin au Jérome. Nous étions délicieusement effrayés compte tenu des légendes qui courraient sur lui, de son aspect et de la quasi obscurité qui, me semble t'il, régnait dans la maison .. Mais il se montrait très gentil, très souriant, et il nous impressionnait par sa culture, qu'il faut peut être, jauger à l'aune de notre  inculture, mais le texte de la carte jointe  en annexe témoigne à la fois d'une élévation d'esprit certaine et des problèmes causés par la déformation de ses mains

19480000 LE BLEYMARD

             Il nous faisait asseoir à la table placée devant la fenêtre et demandait à sa bonne, ou gouvernante, dont j'ai oublié le nom, de nous servir une tasse de café ou un verre de grenadine. Il discutait volontiers avec nous, surtout avec mon cousin plus âgé, et nous montrait des lettres et cartes postales de remerciement qu'il recevait de partout en France  .

            Lorsque nous le quittions, il nous glissait un pièce de monnaie, aussi à l'issue de la première livraison nous étions toujours volontaires .

            Des détails avaient frappé l'enfant que j'étais, d'abord ses mains déformées et recroquevillées , je suppose par l'arthrose, et surtout un système de cordes, poulies et contrepoids qu'il avait installé de manière à ce que la porte d'entrée se ferme automatiquement !

            Il est décédé en 1953 et son petit-neveu Yonnel a bien voulu me confier les photos de la famille Balez que l'on peut consulter dans le site annexe            

Copie (2) de Sans titre-True Color-02

 

"Oc plan ! quo es una brava Musica Populari d'aiçi monsur lo Torista…"

Ivon

 

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21 octobre 2016

Un Grand Mercès per los "12 Violoneux"

 

Les VdA 2016, une édition de fort bon (Fal)goût !

http://12violoneux.blogspot.fr/2016/10/les-vda-2016-une-edition-de-fort-bon.html

avec un montage Vidéo de Mathieu :

https://www.youtube.com/watch?v=DX3QiPLnG2M&feature=youtu.be

et de superbes photos de Francine :

https://www.dropbox.com/sh/tybtk2xgr4u5zhc/AACrKCutAU-70u6nObkAZb2Va?dl=0

 Programme complet VdA13 A4unspecified

 - C'est mieux que de voir passer les trains… Tous ces bipèdes avec leur cloche à cordes

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Un hommage aux Faures-Violonaires (Poleca picada, borréia Foucaud-Ythier ;)

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"Chez Louis"

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Un coup de pompe ? une rasade de Gazoil et ça repart

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 Fai petar las Borréias…!!!

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L'Ermite du "Pas de Peyrol" nous joue la "Borréia del Puech Mary" au ViolonJambon local

(Las Banas, quo es per far paur a la Toristalha, los sers de luna redonda ;)

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"plan mercès per la foto dau violon" 

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Pierrot quitte la cabrette et le Chromatique pour accompagner le fiston Hervé Capel

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La Vallée du Falgoux, un espace magique :)

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Et "per achabar" le traditionnel concert dans l'Église du Falgoux 

"A l'an que ven !" :)

 Ivon

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